Publié le jeudi 28 avril 2022

Julie Berès – « Désobéir » et « La Tendresse » en mai à Paris

La Tendresse
du mercredi 4 mai au dimanche 22 mai

aux Bouffes du Nord

— du mar. au sam. à 20h30, dim. 15 et 22 mai à 16h00 – relâche dim. 8 mai

Dans son précédent spectacle, Désobéir, Julie Berès s’intéresse à la façon dont quatre jeunes femmes issues de l’immigration, en disant « non », se sont affranchies des injonctions de la famille, de la société, de la tradition…

Pour La Tendresse, Julie Berès et son équipe sont allées à la rencontre de jeunes interprètes pour ouvrir un champ de questionnements sur leur lien à la masculinité, à la virilité, à la façon dont ils se construisent dans leur sphère intime : quels sont leurs modèles ? Leurs héritages ? Quel rapport entretiennent-ils avec l’argent, l’amour, la drague, leur sexualité ? La consolation ? Il y a eu la rencontre déterminante avec huit d’entre eux, issus de parcours (break, hip hop, danse classique) et de milieux différents.

À travers des fragments de pensées, de souvenirs, de révoltes ou de nostalgies paradoxales entremêlés de récits fictionnés avec les auteurs, l’espace du plateau devient un lieu performatif de tentatives et de partage où se dessine par la puissance de la danse et l’engagement des corps, l’histoire de cette génération de jeunes hommes aux prises avec les clichés du masculin, les volontés de la tradition et les assises du patriarcat. Un spectacle qui arme à la joie !

Désobéir
du 31 mai au 4 juin
à la Grande Halle de la Villette
et du 15 juin au 2 juillet
au Théâtre du Rond-Point

Créé en 2017, Désobéir est le portrait croisé de quatre jeunes femmes. C’est aussi le récit d’une émancipation, entre fidélité et réinvention des héritages, où le rapport à l’idéal, à l’amour, à la croyance et à la violence touche au cœur de la politique.

Sur scène leurs témoignages, chargés des révoltes et des rêves les plus inattendus, brisent un à un les stéréotypes qui épinglent le visage féminin de la banlieue. Des tentatives de réconciliation aux luttes les plus radicales, elles affirment un désir d’égalité valable pour chacun(e).

Entre fidélité et refus du poids de l’héritage, entre désirs immenses et sentiments d’impasse de l’époque, Julie Berès et son équipe entreprennent de sonder les rêves et les révoltes des jeunes femmes d’aujourd’hui